Le Vincent Perier septet invite Celia Kameni, à La Clef de Voûte

Le septet de Vincent Perier s’est produit jeudi soir à La Clef de Voûte.
Nous avons fait le déplacement parce qu’hormis le jeu de saxophone (ténor) et clarinette que nous avions déjà apprécié chez ce musicien, nous avions entendu parler de ses talents d’arrangeur. Nous n’avons pas été déçus.
D’abord une équipe : Franck Boyron au trombone, Julien Bertrand à la trompette et au bugle, Francis Larue à la guitare, Thomas Belin à la contrebasse, Arthur Declercq à la batterie, et David Bressat au piano que Vincent dirige avec l’efficacité d’un chef de gang respecté, et surtout la compétence que lui donne sa culture musicale. Des arrangements soignés et fournis, dans les styles les plus divers, comme un bel exercice d’école : I Found the answer comme une ballade cow-boy, Silencieuse avec une introduction à la Blood sweat and tears, Blues in the Night dans le plus pur esprit Honky-Tonk de bars louches, Just one of those things, où la verve d’un Cole Porter est servie par un swing de feu…
Ensuite une équipe qui a envie d’en découdre, et qui se déchaîne effectivement toute la soirée.
Notamment la trompette de Julien dans 400 000 bornes, le trombone de Franck dans Silencieuse, la guitare de Francis dans SVP, le saxophone de Vincent dans Just one of those things, le piano de David dans ses introductions et chorus, et puis la contrebasse de Thomas dans des ostinato où il excelle comme celui de I believe in music, et la batterie d’Arthur, partout où il faut soutenir, pousser tirer, dynamiser. Avec sa cymbale à rivets (private joke).
A cela vous pouvez ajouter le bonheur de beaucoup de compositions de Vincent : Félins pour l’autre, Silencieuse, 400 OOO bornes, (sur la grille de How high the moon, une version franchement bop), SVP…
Là, déjà le public est conquis. Je vois les visages réjouis à la pause. J’entends les exclamations de bonheur. Et quand Célia Kameni est invitée à chanter, c’est l’émotion qui prend le pas. Dans I found an answer, Just one of those things, I believe in music, mais surtout dans Blues in the night (My papa told me…) et dans cette merveilleuse ballade de Hoagy Charmichael (trop méconnu) qu’est Stardust.
La nuit fut donc étoilée pour nous, poussière d’étoiles que nous sommes.

Bernard Otternaud